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Une sentinelle à la brèche.
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UNE PRIÈRE BANALE?

14 Avril 2026 , Rédigé par Christian BENINGER

 Bonjour

Un ami m’a interpellé sur une prière qu’il trouvait désuète ou, à tout le moins, banale, comme une sorte d’incantation de repentance.« Notre Père ».Sa demande m’a surpris. Il est vrai que le titre substantivé et le texte mémorisé et débité lui avaient fait perdre une grande partie de son intensité spirituelle. Or c’est la seule prière que Jésus-Christ nous a laissée, elle est complète, fondée sur son enseignement, et au-delà, sur les Écritures. Rapportée à deux reprises dans les évangiles, elle mérite, à tout le moins, une meilleure attention de notre part  : la première, la plus longue, dans Matthieu 6, versets 5 à 14, la seconde dans Luc 11:1 Le Seigneur répondait à une demande de ses disciples : « Seigneur, enseigne-nous à prier comme toi! » Il leur répondit : « Quand vous priez, dites :

  - Notre Père qui es aux cieux;                                                                                                  Le Père à qui Jésus s’est toujours référé dans toutes les situations de sa vie terrestre se trouve dans les cieux d’où il règne. Jésus lui donne ce titre de majesté, en quelque sorte. Pour la première fois dans les Écritures, le Seigneur attribue cette fonction à Dieu : Il est ainsi devenu  notre père, pourvoyeur de toutes choses, et nous, ses enfants - ceux qui le craignent et mettent sa parole en application. Il est là haut, il est tout puissant, nous sommes sur la terre, et nous levons les yeux vers Lui pour l’adorer. C’est un acte de foi.

  - Que ton nom soit sanctifié ;                                                                                               Par notre témoignage, nous l’invoquons et le prions pour que le monde le reconnaisse et glorifie son nom. Dans le même temps, nous annonçons sa présence et sa prééminence sur toute sa création. 

  - Que ton règne vienne; que ta volonté soit faire sur la terre comme au ciel                                                                                                       Ces deux versets sont associés : ils participent de la même idée, celle des pauvres en esprit qui prient dans une attente irréfragable de la venue du Royaume, de son établissement comme seul souverain sur toutes les Nations. Jésus l’avait déjà annoncé dans diverses paraboles : « le Royaume des cieux est proche »(Matthieu 10:7)C’est à ce moment là que la volonté du Pére s’exercera sur tous les hommes comme elle s’exerce déjà dans les lieux célestes. Les prophéties d’Esaie promettent  ces temps sans guerres où le loup vivra avec l’agneau. (Esaïe 11 prophétie  messianique)

La deuxième partie concerne nos demandes au Père.

  - Donne-nous aujourd’hui notre pain quotidien;                                                                                    Ce verset ne traduit pas exactement la pensée  du Seigneur même si nous sommes enclins à y voir, en premier lieu, une allusion à la manne donnée aux hébreux dans le désert, aliment qui préfigurait le pain du ciel. Ici-bas, les Écritures sont notre nourriture spirituelle.(Ezéchiel3:1) Nous retrouvons cette instruction dans Apocalypse 10:8…C’est une lecture quotidienne que le Seigneur demande pour alimenter notre esprit et mettre sa Parole en application.(Josué 1:8). Cependant, cette prière reste tout orientée vers une transition prophétique future, la fin des temps et la venue du Royaume des cieux dont nous savons qu’elle adviendra sans en connaître le terme. C’est le pain du Royaume, le pain à venir, le pain que nous recevrons et mangerons tous ensemble, un symbole de la réconciliation avec le Seigneur.

  - Pardonne-nous nos offenses comme nous pardonnons nous aussi à ceux qui nous ont offensés;                                                                                                                                                                                                                      Le « Pater Noster» se récitait par coeur. Un  verset retenu m’a fait réagir : « Dimite nobis débita nostra sicut et nos dimitimus debitoribus nostris ». (Remets-nous nos dettes comme nous les remettons nous aussi à nos débiteurs.) Traduction intéressante, me semble-t-il, en référence à une parabole de Jésus en Matthieu 18:23 : Un serviteur impitoyable est mis en scène, serviteur à qui son maître avait remis une dette fort importante (dix mille talents)et qui, à peine délivré de cette dernière après d’intenses supplications,s’est lancé à la poursuite de l’un de ses débiteurs qui lui devait quelques sous, pour lui faire rendre gorge au point de l’envoyer en prison. Le maître, informé de ce mauvais comportement, le convoqua, annula sa remise de dette et ordonna que ce mauvais serviteur fusse livré au bourreau et emprisonné jusqu’au remboursement intégral de toute la somme.  Dans les Écritures,une dette et une offense ont la même valeur aux yeux du Père  et sont pointées du doigt  comme autant de fautes : la dette traduit un manque de foi dans la capacité de notre Père à pourvoir à nos besoins( Matthieu 6:25) et nous renvoie à la convoitise, à l’impatience; elle rejoint l’offense, ces deux mots manifestent un manque d’amour et engendrent     Pardonner les offenses , annuler les dettes, c’est s’en libérer pour entrer dans la paix et le repos. Ne dormons-nous pas mieux quand nous n’avons plus de dettes? Si nous ne pardonnons pas, si nous n’effaçons pas les dettes de nos débiteurs, nous ne serons pas pardonnés, nos dettes ne seront pas otées et la porte du Royaume nous sera fermée.

  - Ne nous soumets pas  à la tentation mais délivre nous du mal, ou ne nous induis pas, selon les interprétations;                                                                                                                                       Notre Père ne peut être tenté ni tenter lui-même qui que ce soit. Cette traduction est un mauvais choix auquel je préfère : « Ne nous laisse pas entrer en tentation !»Ne nous abandonne pas quand la tentation surgit ou quand l’épreuve dépasse nos forces. L’apôtre Paul nous rassure en 1 Corinthiens 10:13 : « Aucune tentation ne surviendra au-delà de nos forces. » Les tentations sont nombreuses dans notre société de consommation, comme les épreuves et ces dernières peuvent inciter le Malin à nous pousser vers des solutions improbables qui nous font basculer dans sa gibecière. Alors, n’accumulons pas les dettes par des mauvaises pensées, de mauvaises actions ou des médisances . Ne pas se repentir, ne pas pardonner, ne pas effacer les dettes,  font partie du même charroi, obstacles majeurs à notre entrée dans le repos et à accéder au salut. Ce n’est pas toujours facile et le Père le sait mieux que nous, c’est pourquoi il nous délivre du Malin : il ne veut pas notre mort spirituelle mais que nous nous repentions. Notre témoignage est aussi une manière de glorifier et de sanctifier notre Père. Le Royaume s’est approché et depuis il vit en nous par son Esprit. Il nous faut veilller pour que notre maison soit bien balayée, temple du Saint-Esprit.

  - Car c’est à toi qu’appartiennent le règne, la puissance et la gloire » : c’est ce qui est appelé la doxologie, une conclusion à la gloire du Père.

Voilà  quelques pistes pour comprendre cette merveilleuse prière, un acte d’amour de notre Père  pour nous et de reconnaissance envers Lui de notre part. Une prière complète et parfaite, fondée sur les Écritures et entièrement tournée vers l’avenir. Elle nous conduit dans l’espérance du salut par la rédemption que Christ a mise à notre portée.                                          

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Qui donc? Qui donc a pitié de qui?

17 Janvier 2025 , Rédigé par Christian BENINGER

Qui donc a pitié de qui :

- l’Assemblée des élus ou les gouvernants…des électeurs? 
- les gouvernants qui exercent le pouvoir, élus par eux-mêmes …de leurs peuples?

Ceux qui, après s’être emparés du pouvoir par la force ou les violences, ont-ils pitié de leurs opposants qu’ils embastillent ou assassinent ou de leur presse qu’ils musellent ?

Ou ceux qui s’y sont installés auront-ils pitié des guérillas verbales ou armées qu’ils ont suscitées par leur orgueil; du deuil des familles dévastées par des guerres destructrices et désastreuses ?

Qui donc a pitié des personnes âgées confiées à des investisseurs dans des lieux improbables ou de celles qui meurent aux portes des hôpitaux? Des élèves qui n’ont plus d’enseignants?

Les fabricants et les revendeurs de drogues nocives…de leurs fidèles clients « accros »?

Qui donc a pitié des esclaves des temps modernes sur les chantiers et dans les mines, et des enfants qui creusent pour survivre, poussés par des mercenaires pour le compte des États; ou des dizaines  de mineurs illégaux enfermés dans les profondeurs, sans eau ni électricité,  pendant des semaines, pour les punir?

En ces temps de transgressions et de mensonges, d’armement et de réarmement, de recherches pour éliminer le plus grand nombre au moindre coût, qui donc pourrait siffler la fin de la récré de tous les princes qui gouvernent cette humaniteau bord de l’abîme ?

Je crains, qu’il n’y ait personne pour entendre devant la télé !

 »Que celui qui est injuste soit injuste encore; que celui qui est souillé se souille encore; et que celui qui est juste; soit plus juste encore; et que celui qui est saint se sanctifie encore. » (Apo. 22:11)

 

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Politique et religion

17 Janvier 2024 , Rédigé par Christian BENINGER

Vois, je place deux voies devant toi : la voie du bien et la voie du mal.

Dès ce premier contact un choix spirituel est proposé, impliquant une totale liberté : celle de choisir un chemin ou un autre.

Cependant, en s'emparant des pouvoirs, les religions ont sacrifié la liberté  de choix. Et quand, plus tard, les pouvoirs ont constaté leur affaiblissement, ils ont pu inventer la leur, et de la même manière la liberté s'est vue contrainte, pour des motifs certes différents, limitant le droit de critiquer en paroles ou en actions, en un mot de s'exprimer.

Ce nest qu'uneopinion.

Que celui qui a des oreilles pour entendre...

 

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NOTRE GÉNÉRATION DOIT SAVOIR...

18 Octobre 2021 , Rédigé par Christian BENINGER

NOTRE GÉNÉRATION DOIT SAVOIR...

L'autre soir je rencontrai Télesphore, un ami avec qui nous avons souvent des échanges, notamment téléphoniques depuis le début de la pandémie. Les propos du président avaient, en effet, fait le tour des réseaux sociaux, ce qui avait attiré mon attention :  « Notre génération doit savoir que la bête de l’événement est là et elle arrive. »  Je lui demandai donc ce qu’il en pensait, ayant moi-même été tenté de relire le livre de Daniel pour me faire une opinion sur ses prophéties.

- Hola, me dit-il, que tu aies lu ou relu le livre de Daniel est une bonne chose mais je te signale tout de suite que ce livre contient aussi des révélations. Ceci étant précisé, il faut avoir lu la totalité de l’article publié, en français d’ailleurs dans un quotidien anglais, pour se rendre compte qu’il n’évoquait pas les Écritures mais bien les événements à venir : pandémie, terrorisme, choc monétaire etc. Notre président aime bien les métaphores et surprendre...il savait bien que les interprétations de cette phrase extraite de son contexte allait faire courir les «résosocios ». 
- Et ce quatrième empire alors, bardé de fer, tellement féroce et destructeur?

- Sans arriver à  l’apocalypse, dernière révélation biblique, le monde n’ayant pas encore atteint le comble de l’iniquité, il ne s’agit pas de cette fameuse bête mais plutôt de l’empire romain qui survit encore et malgré tout, sous une autre forme dirais-je. La férocité et les massacres ont toujours existé et ont été portés à leur paroxysme au sein même de l’Europe, d’abord, et en même temps exportés pour tenter de faire du monde entier un globe européen. Je l’appellerai « l’Europe globale. » En survolant les « histoires », nous constatons que ce continent a toujours été en guerre, nations contre nations, alliances contre alliances, certaines ont duré cent ans. L’exportation de ces guerres a entraîné dans ses bagages la religion dominante depuis Constantin à profiter de cette opportunité pour établir et accroître sa puissance. Je crois que la bête est déjà là depuis longtemps, les nations de cette Europe n’ont pas fait que s’entretuer dans des luttes de territoires ou de religions.Elles ont voulu non seulement écraser les autres peuples mais aussi, comme on dit de nos jours, procéder à leur remplacement par une acculturation atteignant leur histoire, leurs mythes et leurs croyances. Il y a eu des résistances et même des échecs dus à des rejets dans les pays situés en Asie où encore avec ceux qui étaient fortement islamisés. Quoi qu’il en soit, c’est le cas quand la religion est mélangée à l’Etat, elle tient alors dans ses mains le droit, la justice et les armes pour agir au nom d’un dieu.
- Et l’Afrique alors lui demandai-je? 
- Paradoxalement, l’Afrique, qui représentait une proie de choix en raison de sa proximité, a bien résisté, surtout à partir du moment où il y a eu , en Europe, une prise de conscience de son potentiel. Elle a résisté malgré l’esclavage de ses forces vives et leurs transferts dans des conditions épouvantables vers le « nouveau monde »; malgré les pillages; malgré les pressions militaires, administratives ou religieuses se concluant bien souvent par des abominations. De nos jours, la convoitise demeure à cause de ses richesses et des pays qui ne s’y étaient jamais intéressés auparavant , en dehors de « l’Europe globale » y débarquent en ce moment même. Et si elle n’y prend garde, tout recommencera, avec d’autres partenaires, aussi féroces et avides.

- Effectivement je n’avais pas vu les événements sous et aspect là !

- Si l’Afrique expulse « l’Europe globale » par la porte, elle reviendra par la fenêtre. L’aide au développement en a été le fer de lance qui n’a servi qu’à maintenir le pied dans la porte. Il faut bien comprendre ce qu’est cette Europe là qui garde pour elle l’essentiel, ses ressources sont épuisées. Elle aurait pu utiliser ses capacités de formation pour libérer les forces vives, elle ne l’a pas fait, récupérant au contraire la vitalité des plus qualifiés. Cette Europe là n’abandonnera rien, que ce soit par les agences de développement dont le « D .. est récemment tombé au fond d’une marmite très sale », .par la corruption et même par les armes si nécessaire. Observe bien où se trouvent les sièges des plus grosses agences internationales : dans des pays de « l’Europe globale ».

- Donc pour toi cette Europe globale serait la quatrième bête ?

- Hola, je n’irai pas jusque là ; je n’ai aucune compétence particulière ni prétention en matière de prophéties ou d’histoire. Je te ferai remarquer que de nos jours,  les batailles juridiques  ou techniques se poursuivent en son sein même. Je ne fais qu’observer l’évolution des choses et si nous partageons quelques idées, elles n’engagent que nous-mêmes. Il est cependant intéressant de noter que la bête montera de la « grande mer »comme on appelait  à l’époque de Daniel, la Méditerranée ; et au balcon de la Méditerranée, il y a au moins l’Europe. Tu vois où nous a amenés une petite phrase tirée de son contexte. T'avoir revu m’a fait plaisir! On s’appelle !

- Mais à moi aussi Télesphore. Merci pour ton éclairage. J’attends avec impatience notre prochain remue-méninges.

Que celui qui a des oreilles pour entendre, entende !

 



 

 

 

 

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LES LOIS DES RELIGIONS NE PEUVENT PAS ÊTRE SUPÉRIEURES ...

8 Février 2021 , Rédigé par Christian BENINGER

 Les lois des religions ne peuvent pas être supérieures aux lois de la République !

une annonce qui sonne, pour le moins comme une provocation et au pire comme une déclaration de guerre. Qu’en est-il vraiment ?

Si on peut considérer que les événements « étasuniens » ont bien pourri  l’ambiance, notamment cultuelle, en raison des influences médiatico-prophétiques, nous nous apercevons que ces groupes de pression, « religieux » pour la plupart d’entre-eux, ont dépassé leurs attributions. La défaite en rase campagne de tous ces prophètes qui, sortes de « madame soleil » ont prédit la victoire de leur poulain, a fait la démonstration qu’on ne pouvait pas forcer la main de Dieu. Et si, toutefois, cela eût été le cas, que serait-il advenu de ces populations sous ce règne que Dieu n’aurait pas cautionné ?

De ce côté-ci de l’océan, l’annonce précitée a fait bondir les tenants de leurs religions respectives. En fait  parler ainsi n’a aucun sens puisque les publics tous différents se retrouvent sous la Nation qui les recouvre. Elle traduit une volonté de contrôler ces milliers d’assemblées que les lois et décrets de 1905 et 1906 laissent courir à travers champs et qui ne concernaient  que les trois religions qui se trouvaient alors sur le sol français : catholique, protestante et juive.

 L’objectif était  donc, au départ de la réflexion, d’adapter cet ensemble loi et décrets à la situation actuelle en l’élargissant à l’ensemble des cultes et profiter de cette refonte pour renforcer les contrôles de l’Etat en matière d’administration et de finances. Il ne s’agit pas, en l’occurrence, d’entraver la liberté de culte ni la liberté de conscience, en tout cas pas encore, mais d’étendre les contrôles aux plans administratif et financier. Les points visés sont censés remettre de l’ordre : déclarations de conseils et bureaux plus approfondies, contrôle des recettes et des dépenses, origine des fonds notamment avec l’appui de «  tracfin » et éventuellement, pourquoi pas, l’opportunité de la dépense. Il se peut qu’il y ait du grain à moudre dans ces secteurs clés de la loi républicaine. 

En entendant ces lamentations sur les réseaux sociaux il apparaît qu’une saine lecture des Écritures s’impose. Les multiples structures inventées par l’homme empilées en conseils régionaux ou nationaux,, en fédérations, en dénominations organisées comme de véritables administrations pyramidales et très souvent trans-nationales n’ont rien de commun avec les enseignements de Christ y compris les couches de sites empilées sur internet qui s’interconnectent et qui se font de la réclame , les uns pour les autres.  Nombreux sont les bergers qui sont devenus des hommes d’affaires à l’appétit insatiable entrés dans le monde. Ceux qui ne sont pas du monde doivent, certes, résister jusqu’aux limites données par Christ, dans la prière pour les autorités et l’humilité. La République n’aime pas la concurrence.

Small is beautiful !

Que celui qui a des oreilles pour entendre, entende !

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SUSPENSION PANDÉMIQUE

19 Avril 2020 , Rédigé par Christian BENINGER Publié dans #Christianisme

Bonjour,

 Les tréteaux sont déserts, plus de guitares, plus de batteries, écrans et caméras éteints, la pandémie remet les pendules « des églises » à l’heure. Il faut dire que ces entreprises s’étaient tellement calquées sur celles du »monde » qu’on ne pouvait les distinguer qu’avec une réelle attention. La pandémie est dommageable pour ces dernières, comme pour tout métier artistique, la perte de recettes et d’emplois qu’elle entraîne sera difficile voire impossible à rattraper, malgré les soutiens.

Il n’en est pas de même pour les « églises » qui se sont lancées dans l’aventure du « showbizz». Arès le bric à brac apocalyptique, le méli-mélo numérique. En effet, qui aurait pu imaginer que leur objectif soit le même, attirer le public. Qu’ont-ils besoin du Saint-Esprit ? Les chrétiens qui les fréquentaient s’en satisfaisaient, anesthésiés par les lumières, les sons, les louanges et les écrans géants, ils entendaient les homélies sans broncher et comme l’avait confié un conducteur : « Que crois-tu, ils viennent pour moi !» Ah, quelle confidence redoutable. Clouées au pilori par les réseaux sociaux, voilà que ces «églises» se rebellent et se défendent, par l’intermédiaire de l’un de leurs porte-paroles, de n’avoir en rien participé au développement de cette pandémie. C’est certain ! Orgueil blessé, les coups font mal, l’injustice aussi ! Qu’ont-ils alors retenu de l’évangile? Même pas son essence !

Mais ces bergers ne baissent pas les bras. La machine se relance de plus belle au plan numérique : tous sont interconnectés sur de nombreux sites et plateformes . Les cultes « live » reprennent, en direct cette fois, en se regroupant parfois, les offres sont innombrables et quand quelques-uns  d’entre-eux sont rassemblés dans une réunion commune voire oecuménique, aucun n’ a peur des compliments de l’autre : « Tu es l’ambassadeur de la foi, le leader de la francophonie et toi le champion de la foi ». Ni repentance ni humilité. Un tel foisonnement est incompréhensible pour qui se donne la peine d’approfondir le flot de paroles sensé exhorter.

Que vont bien faire ces champions inoccupés, travailler? Se lancer dans une nouvelle approche de l’évangile, moins administrée, sans recommencer les mêmes errements? J’en doute. Il va leur falloir reprendre la tonte et la traite pour survivre et les brebis, affaiblies et malades, poursuivront leur errance d’assemblée en assemblée, à la recherche du bon berger, perle si rare , qui les nourrira et les soignera. La machinerie installée et célébrée, numérique et technologique, a fait oublier aux bergers  la souveraineté de Dieu et l’ancrage dans la foi, dans la simplicité. Les salles sont désertes, inutiles. Le temple a été transféré ailleurs sans qu’ils s’en aperçoivent !

Est-ce le véritable tournant, éventualité prédite par Joseph Ratzinger (1), jeune théologien, en 1969? « Nous sommes à un énorme tournant dans l’évolution de la race humaine, un moment auquel, en comparaison, le passage de l’ère médiévale à l’ère moderne semble presque insignifiant. »Dans tous les cas, ce virus vient révéler l’état de pauvreté et de dénuement spirituels de l’Eglise, celle formée des pierres vivantes rescapées, unies dans la communion fraternelle. que Christ devrait venir chercher. Que vont-ils  faire de ces salles de spectacles s’ils ne peuvent plus les remplir pour les rentabiliser? Il faudrait qu’ils s’en débarrassent et donnent l’argent recueilli aux pauvres. J. Ratzinger poursuit par une prophétie  qui semble découler de l’observation du dynamisme des évangéliques; elle a le mérite d’être encore d'actualité même avec quelque arrière pensée : « L’Eglise repartira plutôt de petits groupes et mouvements et d’une minorité qui rétablira son véritable point d’ancrage au centre : la foi dans le Dieu un et trinité, et en Jésus  Christ, le fils de Dieu qui s’est fait homme et qui nous promet la vie au delà de la mort. Ce qui reste donc, ne sera que l’Eglise du Christ. »(1)

Il est temps de revenir aux fondamentaux, aux petites assemblées qui ne sont ni de Paul ni d’Apollos, formant la véritable église locale dans la simplicité même de la communion fraternelle, hors de toute soumission pyramidale. Approprions-nous les enseignements de Paul, le seul à avoir reçu la révélation de l’Eglise. Et même si nous avons du mal à nous y plier au prétexte que nous avons évolué depuis ce temps, souvenons-nous que les Écritures sont de tous les temps et de tous les lieux. Pour repartir d’un bon pied, repentons-nous et restons doux et humbles de coeur.

Que celui qui a des oreilles pour entendre, entende !

(1)Les citations sont extraites de « La prophétie de Ratzinger , la prière de BenoitXVI» par Sergio RUSSO. Introduction de Marco Tosatti.

 

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REVENONS AUX FONDAMENTAUX.

24 Mars 2020 , Rédigé par Christian BENINGER Publié dans #Christianisme, #Actualité, #Actualité chrétienne

 Même avec l’impression d’enfoncer une porte béante, je crois, comme les économistes des nations, que plus rien ne sera comme avant. Cet épisode viral est un bon prétexte de changement de nos habitudes quand on voit l’état de l’Eglise où s’abat un bric à brac apocalyptique dont, le moins qu’on puisse dire, c’est qu’il émane d’éminences patentées qui paraissent n’avoir rien compris à l’affaire mais qui, dans le souci de ne rien laisser perdre, jouent sur la peur des événements à venir pensant ramener dans leurs filets encore plus de clients. Elles ont déjà la réponse : Il nous faut annoncer l’évangile! Du haut de la chaire? Tiens donc? N’est-ce pas le travail des évangélistes? Dans les faits, beaucoup évangélisent  pour leur propre chapelle.

A l’évidence, l’Eglise est dans un drôle d’état De nombreuses assemblées sont devenues des entreprises. Plus les fidèles sont nombreux, plus les recettes grossissent et plus ces gestionnaires spirituels, justifiant leurs charges, éblouissent leurs ouailles : spectacles son et lumières avec sonorisations « hi tech » hyperdéveloppées, projections sur grand écran et diffusion concomitante  sur internet. L’immatériel n’est que du matériel et vient d’en bas, le spirituel vient d’en haut. Les « fidèles » ploient sous l’autorité de leurs conducteurs.Pourtant, « Soumettez-vous les uns aux autres avec humilité, douceur, vous efforçant de vous supporter les uns les autres avec amour. »(Ephésiens) L’inconvénient de tous ces excès de matériel c’est que les pierres vivantes sensées constituer l’épouse de Christ sont de plus en plus rares ce qui a fait dire à Jésus qui le savait déjà : »Quand le fils de l’homme reviendra, trouvera-t-il encore la foi? » En effet, les fidèles s’attachent plus aux hommes et aux techniques qu’à la saine doctrine.

Je ne reste qu’un observateur, je ne revendique rien, je ne suis ni de Paul ni d’Apollos, qu’un journaliste comme disait avec mépris une de ces éminences. Il est arrivé qu’on me reprochât le bric à brac dénoncé en parlant de repentance et d’union dans ces temps difficiles. Pour la repentance, une nécessité, pour l’union , une autre affaire au milieu de toutes ces dénominations construites sous la loi des hommes et qui infestent les pierres vivantes : mennonites, anabaptistes, luthériens, calvinistes, luthériens réformés, adventistes, témoins de Jéhova, églises du Christ, église du plein évangile, pentecôtistes, pour la plupart rassemblées en fédérations puis en conseils nationaux, sans oublier les catholiques qui paraissent être les plus unis, encore que... Le mariage entre personnes du même sexe, la pédophilie, le fossé entre clercs et laïcs...Ceci pour la France.  Il ne m’appartient ni de critiquer ni de juger, c’est un constat. Je ne doute pas qu’à l’origine de tous ces regroupements il y ait eu quelque révélation ou un « réveil ». Tous ont été récupérés et un enseignement qui était mouvement est devenu institution placée sous la loi républicaine. Ils disposent alors de bureaux, de conseils d’administration, de présidents, de secrétaires, de salariés, (pasteurs compris)de comptables et même d’experts comptables selon le volume financier à traiter. Ils doivent rendre des comptes à l’administration. ils en ont fait une religion. Quand tout est si bien organisé, le Saint-Esprit s’en va. C’est pourquoi, quand on arrive dans une ville et qu’on demande où est telle ou telle église, c’est un bâtiment qui est désigné.  

Il est évident que pour gérer un tel ensemble il faut des hommes capables dans un méli-mélo où le matériel et le spirituel sont tellement imbriqués. Et on arrive aux formations dans des facultés théologico-philosophiques ou il y a même des cours de psychologie voire de gestion. Seulement, nombre de ces établissements dispensent des formations qui ressemblent à l’état global de l’Eglise selon les orientations ou les tendances diverses et variées  de chacun des fondateurs. Ces formations sont un véritable investissement financier afin de obtenir le sésame permettant de pratiquer un boulot où la fonction devient un titre. Au lieu de untel pasteur on pourra dire ou écrire pasteur untel adoubé, au vu des diplômes et de ses envies par une fédération ou un conseil national. Il est remarquable de noter que ces « pasteurs » sont mutés comme des fonctionnaires ce qui paraît bien surprenant.

 Il est certain qu’apôtres et docteurs ne courent plus les rues et que les doctrines sont laissées à tout vent. Quand aux évangélistes, ils sont devenus bien rares comme le don de guérison attaché à leur onction. Il est, d’autre part, évident que les écritures se suffisent à elles mêmes et si nous devions considérer un exégète, la palme revient à Paul, l’avorton, qui a reçu directement de Jésus-Christ la révélation de l’Eglise, mystère caché de tout temps.

Effectivement, le tableau est bien sombre et la colère de Dieu ne peut que s’enflammer en attendant la repentance par la sortie de ces voies de traverse, bien larges et si bien sonorisées. C’est pourquoi il paraît nécessaire de revenir aux fondamentaux : les assemblées de quartier pour la proximité ou de village, tous les frères et sœurs se connaissent. La réunion de ces assemblées de temps en temps pour un message doctrinal,  constituant ainsi une église locale qui ne soit ni de Paul ni d’Apollos. Cela n’empêchera ni les Ananias ni les Saphira de s’insinuer parmi les frères et sœurs, mais ils ne pourront pas survivre au milieu des justes. Quant au berger, frère chargé de l’exhortation, son rôle pourrait consister en participation aux réunions, au partage de la Sainte Cène, à l’organisation des baptêmes ou ou encore à visites à des frères et sœurs de la ville pour réconforter et restaurer les plus faibles, comme Paul le faisait déjà. L’épître aux éphésiens est l’épître principale de l’église. On m’opposera sans doute que la société a évolué, cependant les écritures sont de tous les temps et de tous les lieux. Et si nous n’avons pas reçu la foi par grâce, à quoi bon s’acharner. Il ne reste qu’à prier et à la demander avec ferveur et constance. Notre sac de voyage doit être prêt depuis que nous demandons au Seigneur que son règne vienne. Ces pistes n’ont qu’une valeur indicative. Je redoute cependant que lorsque le 19 sera évacué tout redevienne comme avant en attendant le numéro 20. La foi d’aujourd’hui nous fait oublier que Dieu est souverain et que nous devons rechercher sa volonté. Si c’était un jugement, il ne nous resterait qu’à le subir en nous repentant et en nous humiliant, en nous examinant, au fond de nous-mêmes, sans concessions. Il n’y a pas d’autre recette miracle en attendant.(Esaïe 26:20-21)

Cependant, il existe des exceptions et il arrive que le Saint-Eprit nous fasse rencontrer des frères et soeurs d’exception dans l’exhortation, comme des perles rares, que nous aurions bien envie de garder pour nous. Mais ils doivent poursuivre leur route pour que d’autres puissent en bénéficier aussi et grandir spirituellement. Nous ne pouvons que rester dans l’espérance des choses à venir.

N.B. : Inutile de faire de grosses provisions, si la tribulation doit encore durer des mois elles risqueraient de périmer et si le départ est avancé, nous ne pourrions pas les emporter où nous allons. 

Que celui qui a des oreilles pour entendre, entende.

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HOMO CRABENSIS POLITICUS III

19 Mars 2019 , Rédigé par Christian BENINGER

L’approche de la fin du grand débat excite les étrilles qui n’en peuvent plus tellement la marée de l’actualité déborde le récif : les hauts luxueux du rocher sont saccagés, les crabes royaux, calmes et sereins, expriment leur colère avec grand émoi, promettant des mesures fortes; à cela s’ajoute le ras le bol des artisans et des commerçants etc. Cette surabondance d’événements leur donne le tournis et toutes s’y mettent : presse télévisée, écrite, réseaux sociaux comme on dit aujourd’hui. Elles ont du mal à suivre d’autant plus que le crabe royal, celui qui avait réussi à sortir du panier, volatile et disert, utilise un vocabulaire dont il sait qu’il surprendra, au mieux les étrilles sinon le reste du récif.

Habitué aux grands espaces, Marcus Adolescentus n’en a cure et commet de nombreuses erreurs d’appréciation n’hésitant pas à smasher sur toutes les balles lançant ainsi, à chaque intervention, des rochers sur la vase, sans compter que les proches, pour se faire bien voir, en rajoutent une benne. Ami lecteur, on ne peut que se remémorer l’art des crabes royaux qui l’ont précédé, aguerris par une longue carrière politique faite d’embrouilles et de coups bas, de trahisons et de voltes faces, une longue vie de crabe en quelque sorte, qui réjouissait les étrilles, se croyant alors associées au pouvoir.

Pendant ce temps, l’assemblée des crabes ne bouge pas, occupée au affaires de crabes et à enregistrer, sans les pincer, les demandes venues du haut du panier. Quant au contrôle parlementaire, ils en parlent avec véhémence en faisant des bulles mais ne font pratiquement rien pour l’exercer à part quelques trublions dits crabes vociférateurs qui n’ont aucun pouvoir autre que celui de remuer la vase, qui se trompe d’interlocuteur.

Il faut dire que la nouvelle école des crabes affranchis produit deux sortes de crabes royaux :

     Les crabes séducteurs. Ce sont ceux qui aiment paraître pour séduire; on les voit aller souvent au contact des habitants du récif, ils leur serrent les pinces, surtout au moment des choix, sortes de périodes d’excitation qui se renouvellent à intervalles réguliers. C’est la saison des amours de crabes. Ceux-là sont peu nombreux.

     Les crabes décorateurs. Ces derniers sont passés maîtres dans l’art du camouflage, on ne les voit jamais, ils œuvrent en silence et sont redoutables dans l’étude des dossiers. Plus incertains dans le conseil. Ne connaissant pas grand chose, à la vraie vie, au prix des choses ni au salaire des locataires du récif, ils poussent à des décisions qui ne les concernent pas. Adossés à leurs privilèges, ils sont assurés, quoi qu’il arrive, d’avoir le nécessaire et le superflu jusqu’à la fin de leurs jours et même plus s’ils réussissent à compiler leurs retraites. Mais bien que non élus, ils sont à la manœuvre dans tous les rouages importants du récif et dirigent bien souvent les plus grosses sociétés. Ils sont pétris de la certitude d’oeuvrer pour le bien des habitants du récif, malgré eux; de toutes façons, ces derniers n’y connaissent rien. Plutôt soutiers de dossiers, certes diplômés, la violence sociale les laisse désemparés et en fin de compte, irresponsables.

On peut remarquer, toutefois, que la nouvelle école des crabes affranchis n’accueille aucun habitant, qui connaisse le prix du pain, issu de ceux qui sont obligés de creuser la vase avec leurs pinces. D’ailleurs, un des vieux crocodiles royaux , il n’était pas crabe, avait bien proposé de supprimer l’Ecole : cerné, il a dû en abandonner l’idée.

Quoi qu’il en soit, le récif est tellement pollué que ses hauts luxueux ont encore bien du souci à se faire avec la montée de la vase.

Alors, collapse ou alternative? Dessouder  ou dissoudre?

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3-Homo crabensis religiosus

6 Mai 2017 , Rédigé par Christian BENINGER Publié dans #Religion et société

Bonjour,

après deux épisodes sur l'homo crabensis politicus, le cycle s'achève. Il vient de nous démontrer sa vacuité dans sa pénultième confrontation. Voici donc nos deux crabes issus du panier où les combats furent assez âpres, se battant encore et avançant, masqués comme ces crabes décorateurs qui organisent leur inocuité et se camouflent, entourés d'un concert d'étrilles qui se régalent des miettes de ce festin.

En attendant la fin de ce pugilat républicain, j'ai été étonné*de voir l'homo crabensis religiosus s'engager dans ce même débat avec cliquetis et prophéties tenant plus de la voyance que de l'avertissement. 

Au cours de ces assauts assortis de citations bibliques, nombreux sont ceux qui tentent de placer qui des sites, qui des abonnements, qui sa clairvoyance. ce qui tendrait à faire croire que cet univers spirituel est stérilisé. Les étrangers à ce monde pensent que l'engagement est normal et n'y trouvent, par conséquent, rien à redire. De temps à autre, l'un ou l'autre se souvient que seul Dieu établit les rois et les autorités et jurent qu'ils ne disputeront pas ce privilège avec Lui, ignorant que notre militantisme ne changera rien à l'affaire. Voici donc un univers noyé dans la paganocratie qui a du mal à s'élever pour diriger le troupeau qui lui a été confié.

Internet est devenu le nouveau temple, et ses servants, ses lévites. Sauf qu'il n'y a plus de temple : seuls les marchands demeurent. (Actes 17:24-25) Tous ne sont pas ainsi et c'est heureux pour les brebis qui attendent de sortir de leur enclos pour profiter des verts pâturages.

Nous ne pouvons pas voter pour quelqu'un qui serait un moindre mal, mais nous devons voter. Cela laisse peu d'espace, il est vrai. Il nous reste à prier pour la France.

C'est un point de vue.

Bonne journée.

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S'emparer de Dieu (8)...

10 Octobre 2016 , Rédigé par Christian BENINGER Publié dans #Religion

De la forteresse assiégée...

Bonjour,

Si la forteresse protège, elle n'est pas une bonne chose car l'enfermement, le confinement, permettent à l'homme de s'emparer d'un pouvoir discrétionnaire et du même coup, empêchent le passage de la lumière. Les fidèles finissent par se croire assiégés et rejetés par le monde qui les entoure, monde mauvais par proclamation et définition. Effectivement, enfermés dans ce lieu fortifié, nous nous sentons bien entre nous : nous prions ensemble, nous mangeons ensemble, nous nous déplaçons ensemble, nous nous recevons ensemble les uns les autres et nous avons toujours autant de plaisir à nous retrouver. Nous choisissons nos conjoints parmi nous pour éviter les interférences extérieures. Jamais nous nous engagerions avec une personne sans le feu vert de nos responsables. Eux, communiqiuent mieux que nous avec le Très Haut car leurs prières sont plus efficaces. Certains même, déjà baptisés par immersion demandent à être rebaptisés pour être sûrs d'avoir le bon baptême. Nous veillons à ce qu'il n'y ait aucune critique de nos bergers et nous sommes prêts à partir au combat contre les méchants qui leur veulent du mal. En tout cas nous ne devons plus les fréquenter ni même les saluer : dès qu'ils ont passé la poterne nous avons relevé le pont levis et baissé la herse. Ils ont perdu la foi ! Plus de contacts.

Quant aux loups, ils sont contents de vivre, eux aussi, avec nous. Nous les connaissons et ils nous connaissent et il est hors de question de les chasser, cela leur ferait de la peine. En un mot, nous sommes à l'abri dans cette forteresse : le monde est tellement méchant et tellement jaloux de la manière dont nous vivons notre foi parfaite. Autour de nous c'est le désert ! Si nous devons déménager pour des raisons familiales ou professionnelles, nous appelons toujours nos conducteurs pour qu'ils viennent à notre secours spirituel, car véritables brebis en danger, nous nous sentons seuls au milieu des loups. En effet, nous ne trouvons jamais une assemblée, comme la nôtre, où trouver le repos de la parole de Dieu, où que nous allions dans le monde. Les loups ne sont plus les mêmes, ceux-là on ne les connaît pas. Sans compter toutes ces dénominations diverses où nous ne savons même pas ce qu'ils enseignent. Nous étions prévenus : ils sont tous faux. Et pour nous éviter la perdition, les responsables viennent souvent nous voir car ils nous aiment. Nous pouvons heureusement suivre par internet leurs prédications entre deux visites. C'est pourquoi si une nouvelle assemblée fille doit être créée, quel qu'en soit le lieu, nous détachons un de nos frères pour la lancer sous leur autorité.

Sombre tableau ! le problème c'est qu'il n'y a plus de lévites et que le temple s'est déplacé. Ce n'est plus un temple de pierre qui n'éprouve rien par lui-même. Ainsi, organisée d'une manière humaine, l'assemblée/bâtiment reste ancrée dans l'humanité de l'homme et donc soumise à toutes les tensions et toutes les convoitises alors qu'elle n'est qu'un lieu de rencontres, éphémère par nature, statique, en opposition à la mobilité préconisée par Jésus : "Allez dans le monde entier et prêchez la bonne nouvelle à toute la création!"(Marc 16 : 15) En fait nous sommes devenus un temple spirituel, individuel où le Saint-Esprit est présent pour assurer sa stabilité par la permanence de la vérité. C'est un lieu ouvert à la parole de Dieu qui tombe, comme la pluie, pour irriguer notre foi. "Ne savez-vous pas ceci : votre corps est le temple du Saint-Esprit qui est en vous et que vous avez reçu de Dieu, et vous n'êtes pas à vous mêmes? Car vous avez été rachetés un grand prix. Glorifiez donc Dieu dans votre corps et dans votre esprit qui appartiennent à Dieu. (1 Corinthiens 6 : 19-20) C'est une évangélisation ambulatoire qu'il nous faut suivre et laisser le Saint-Esprit mettre en oeuvre les rencontres avec ceux qu'il est utile, pour la gloire de Dieu, de rencontrer, quelles que soient les difficultés."C'est pourquoi je vous envoie comme des brebis au milieu des loups. Soyez donc prudents comme des serpents et simples comme des colombes." (Matthieu 10 : 16)

Que celui qui a des oreilles pour entendre, entende.

Bonne journée !

A suivre...

NDLR : Les citations sont extraites de la bible Louis Segond, version dite à La Colombe.

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